Mercredi 21 Août 2019
Solalito
Dimanche, 16 Décembre 2018

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Bilan 2018 pour Solalito : une vitrine de trophées bien remplie…

A l’heure du bilan de l’année qui s’achève, celui de Solalito est éloquent : pour sa première année complète en tant qu’indépendant, vingt novilladas, de nombreux tentaderos et fiestas camperas plus quelques toros en privé, avec à la clé pas mal de trophées, et non des moindres…

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Ce samedi, sa peña organisait son repas de fin d’année en son siège des « Deux Mondes » à Nîmes, et Solalito, après avoir remercié tous ceux qui le soutiennent, a reçu un capote des mains d’Arnaud Frade, délégué UCTPR, une belle reconnaissance pour celui qui vient d’être désigné par cette entité lauréat dans sa catégorie, aussi bien dans le Sud-Est que dans le Sud-Ouest !

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L’occasion parfaite de faire le point avec ce jeune très prometteur, en revenant sur les principaux faits marquants de sa temporada et en évoquant déjà de quoi pourrait être faite la suivante…

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« Au cours de cette saison, il y a eu plusieurs moments clés, avec beaucoup de nouveauté et de responsabilité, avec des courses marquantes, comme au début la non piquée du Printemps des Jeunes Aficionados à Vauvert où j’ai toréé pour la première fois comme indépendant et où j’ai remporté le trophée pour la troisième fois ! Puis la présentation à Nîmes début mai, c’était dans ma ville, où j’avais toujours vécu les courses du haut des gradins et là, c’était en bas en costume de lumières. J’en avais très envie, ça arrivait peut-être un peu tôt car forcément je n’étais pas assez mûr, techniquement et professionnellement pour assumer une telle responsabilité, mais ça s’est tout de même bien passé, même si j’aurais pu faire beaucoup mieux. Il est évident que si cette course était arrivée plus tard dans la saison, ça aurait été certainement différent ! C’est pour ça que j’ai une très forte envie de retourner dans ces arènes…

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Il y a eu aussi Castelnau Rivière Basse où j’ai toréé trois novillos très intéressants, un d’Alma Serena, un autre de La Espera et enfin un Casanueva. Ils étaient exigeants, mais les gens ont pris conscience de l’effort qu’il fallait produire et c’est là où la temporada a vraiment commencé à monter. Ensuite, je suis allé à Bayonne où la frustration de la saison a commencé par rapport au maniement médiocre de l’épée, ce qui m’a coûté quelques oreilles !

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Je retiens ensuite Mont de Marsan, avec un toro sérieux, manso, et c’est là où j’ai compris l’importance d’une grande arène, avec un public qui te pousse et qui est tout de suite très reconnaissant. Puis il y a eu notamment la demi-finale et la finale de Dax, autres moments forts, avec pour ce mois d’août l’annonce de mon inscription à l’école taurine « Campo de Gibraltar», si chère à Ruiz Miguel…

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Au cours de cette temporada, je me suis rendu compte que l’on a de plus en plus de responsabilité dans la mesure où les aficionados ont pris conscience de quoi on est capable et chaque fois, l’exigence en est encore plus relevée ! Mais comme on a progressivement plus de technique, d’assurance et d’aisance, tout monte d’un cran. La temporada est allée crescendo et c’était bien le plus important. Il reste évident qu’il faut toujours se gagner d’autre courses, mais c’est moins difficile avec plus de technique et quand on sait où l’on va.

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L’entrainement autant physique que technique avec Denis Loré, en salon ou au campo, a été intensif. C’est un passage indispensable qu’il ne faut pas négliger et qui permet d’avancer, de s’entretenir et corriger des défauts, ainsi que d’innover. J’essaie de travailler des suertes différentes au capote, d’essayer de nouveaux quites ou de les améliorer, de corriger ce qui n’a pas bien fonctionné la fois d’avant, et à la muleta, tout en restant classique, ce qui correspond à ma conception du bon toreo, je recherche aussi de la variété. 

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On a la chance actuellement de fonctionner aussi avec l’aide des nouvelles technologies et je privilégie les vidéos pour bien analyser certaines suertes comme les exécutent mes toreros préférés, comme Morante, Joselito, Manzanares, Ponce… C’est très difficile de les refaire, mais j’essaie de m’inspirer de leur technique et de leur gestuelle, tout en gardant ma personnalité.

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On en a parlé avec Serge et Denis et cette année, il fallait que j’apporte un plus, c’est pourquoi je me suis mis à banderiller, pour un résultat qui s’est amélioré au fil du temps. C’est une suerte qui me plait, j’aime bien faire des quiebros, ça ne me dérangerait pas de continuer à banderiller, mais il est aussi évident que si c’est pour planter deux paires dans l’oreille, j’arrêterai ! A cet égard, des banderilleros comme Antonio Caba, Daniel Duarte et les frères Neiro m’ont indiqué pas mal de recettes qui m’ont permis aussi de me sentir plus à l’aise et dont la mise en pratique est forcément un atout supplémentaire…

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L’épée ? Je cherche encore mon geste, mais comme me le faisait remarquer Ruiz Miguel, si tu prends quatre figuras del toreo, chacun aura sa propre façon de porter l’épée, ce qui implique de trouver la bonne application de sa technique car il n’y a pas de geste standard. Néanmoins, tous les professionnels que j’ai côtoyés m’ont apporté de bons conseils… mais ils étaient parfois en contradiction les uns avec les autres ! C’est bien en cela qu’il est très difficile de se régler, j’ai changé plusieurs fois ma façon de porter l’épée en cours d’année, j’ai pinché des toros et il fallait à chaque fois se réadapter. C’est bien pour ça qu’une fois que l’on a trouvé son sitio, il ne faut surtout pas le perdre !

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Quand je suis parti en Espagne pour le certamen des écoles de la province de Cadix, je connaissais déjà certains aspirants pour avoir toréé dans des bolsíns ou autres courses, mais ça restait superficiel. Le premier contact avec le maestro a été un peu froid, il a essayé de me tester en me mettant un toro de quatre ans chez lui, et comme  il a vu que j’ai bien répondu avec ma muleta, il s’est davantage ouvert. Je pense qu’il m’a pris un peu en affection et nos rapports sont bons. D’ailleurs, au sujet de ma victoire dans l’épreuve, je tiens à citer la phrase de Ruiz Miguel qui m’a beaucoup touché : « Bienvenue en Espagne ! »… Pour moi, ça valait tous les discours et disait bien ce que ça voulait dire. Il était évident qu’avec l’aval du maestro, mon intégration n’en pouvait être que facilitée…

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Quand je vais revenir pour un tentadero ou une autre épreuve en public, je pense que par le fait d’avoir remporté ce concours, ils me regarderont différemment, avec plus de respect. Ce ne sera plus le petit Français à qui on va mettre une rouste et qui va ensuite repartir chez lui ! Ils le penseront certainement, mais ce sera beaucoup plus dur car je suis bien déterminé à poursuivre dans cette voie. Je tiens quand même à préciser que concernant les autres élèves de l’école, il y a une bonne ambiance, sans animosité, y compris en dehors des entrainements.

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L’avantage de me préparer dans ce secteur, c’est qu’il y a beaucoup de professionnels, ils sont tous amis et tirent dans le même sens, que ce soit Antonio Caba, Dani ou les frères Neiro. Il y en a toujours un, avec le maestro, qui est là pour nous conseiller et nous entourer. Ils sont complémentaires, travaillent en équipe, et dans une sorte d’alternance, suivent nos entrainements quotidiens…

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Je repartirai début janvier pour une période indéterminée. Je serai certainement appelé à faire pas mal d’allers-retours au gré des engagements d’un côté ou de l’autre, ce qui sera favorisé toutefois par le fait de posséder à présent un véhicule et le permis (NDLR : Solal est majeur à partir… d’aujourd’hui !!!).

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Concernant 2019, je dois dire que cette année, il fallait se démarquer et arriver à toréer, ce que j’ai fait avec plus ou moins de technique, et maintenant que j’ai progressé, je pense que je vais essayer de donner une touche plus personnelle à mon toreo car j’aurai plus d’arguments. Je considère qu’il me reste à faire encore un bout de chemin pour étayer davantage mon bagage, afin d’envisager le passage en piquée dans de bonnes conditions. Il me faut aussi connaitre d’autres arènes et obtenir encore plus de triomphes. Je refuse donc de trop tirer des plans sur la comète, ce qui est important, c’est d’avoir des courses devant soi et d’atteindre un niveau technique suffisant pour affronter la suite avec suffisamment d’arguments. En sans picadors, ce qui me retient un peu, c’est qu’il y a moins de responsabilités. Passer en piquée, ce sera forcément approcher de plus en plus mon rêve.  Pour le moment, je vais m’occuper des toros que je vais affronter et le reste arrivera le moment voulu.

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Ma cuadrilla ? Il y a forcément des affinités avec certains banderilleros ou mozos, mais en non piquée, on n’a pas vraiment de cuadrilla fixe. Ce sera selon les circonstances, les endroits et les disponibilités du moment. Dans la mesure du possible, on choisira avant tout des professionnels avec qui on se sent bien… Concernant le public, il est évident que l’on ressent son soutien, surtout en non piquée. Cela étant, il y a des publics plus froids que d’autres, pas par rapport à nous, mais parce que c’est le caractère de l’arène. Par exemple, il m’est parfois arrivé d’écouter le silence aux banderilles et dans ce cas, ce n’est pas très évident ! Mais globalement, je n’ai pas à me plaindre, même en dehors de l’arène. Je suis bien conscient que si je fonctionne, j’aurai des gens derrière moi… et j’espère que pour la prochaine temporada, il y en aura encore plus afin de consolider mon bagage en vue du passage en piquée.

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A ce propos, on va se réunir aujourd’hui avec les membres de ma peña qui me soutiennent efficacement. Au départ, c’était des copains qui ont décidé de m’aider en montant une peña. Quand on a fait la première assemblée générale en début d’année, je n’avais pas encore beaucoup de courses, puis les choses se sont amplifiées, la peña s’est étoffée et pas mal d’entre eux sont venus m’encourager, ce qui moralement est très important. Aujourd’hui, après une saison encourageante, on fait le repas de fin d’année que j’ai envie de partager avec les gens qui m’ont soutenu. En outre, je souligne aussi que ma peña « Los del Sol - Solalito» est affiliée à l’UCTPR, ce qui constitue aussi un soutien appréciable… »

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Principaux trophées remportés par Solalito au cours de la temporada 2018 :

- Prix du triomphateur du Printemps des Jeunes Aficionados de Vauvert.

-Vainqueur du Bolsín de Bougue.

- Prix du triomphateur de La Brède, ainsi que celui de la meilleure estocade et du meilleur quite.

- Prix du triomphateur de Castelnau-Rivière-Basse.

- Prix du triomphateur de Plaisance-du-Gers.

- Prix du triomphateur de la non piquée de Mont-de-Marsan, ainsi que le prix de la Peña « A los Toros ».

- Prix du Club Taurin de Maurrin à la meilleure faena.

- Prix du triomphateur de Rion-des-Landes.

- Prix du triomphateur de Bouillargues.

- Trophée Paul Ricard au meilleur novillero sans-picadors, section Sud-Est et Sud-Ouest.

- Trophée Val d’Adour du meilleur novillero des novilladas de Plaisance-du-Gers, Castelnau-Rivière-Basse, Maubourguet, Aignan et Riscle.

- Trophée Occitanie du meilleur novillero des novilladas de Vauvert, Carcassonne, Boujan, Eauze, Maubourguet et Bouillargues.

- Trophée du triomphateur de la Compétition des Ecoles Taurines de la Province de Cadix.

SERGE ALMÉRAS

« On ne va pas refaire l’histoire, mais Solal est arrivé à un moment où je ne voulais plus apodérer de torero. C’est lui qui m’a redonné envie de me donner à fond avec quelqu’un. Il y a le côté taurin, mais aussi humain qui entre en jeu. C’est un garçon très attachant, reconnu partout comme quelqu’un de très sympa…

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En ce qui concerne sa saison, elle a commencé par un triomphe à Vauvert et on l’a terminée par un autre triomphe à El Bosque ! Je crois que même s’il y a eu des hauts et des bas en cours de route, c’était très compliqué pour Solal qui s’est cherché tout au long de cette temporada. Il a essayé d’appliquer les conseils prodigués par de nombreux professionnels, lors de ses entrainement avec Denis Loré, mais aussi entre autres Juan Bautista et Thomas Dufau, certes sur des détails, mais qui avaient leur importance. Ce n’était pas toujours évident, mais il faut dire qu’avoir remporté le Bolsín de Bougue a considérablement simplifié les choses en termes d’engagements. Vu les challenges qui l’attendaient par la suite, ce n’était pas gagné d’avance, loin de là. Il lui a fallu redoubler les entrainements, les conseils techniques, la mentalisation car ce n’est pas non plus facile pour un garçon qui avait très peu toréé l’année précédente de se retrouver dans des arènes comme Dax, Bayonne ou Mont de Marsan…

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Par ailleurs, si la France nous aide beaucoup, le challenge, c’était d’entrer en Espagne. Grâce à quelques relations, on a pu mettre les pieds là-bas, le but étant principalement d’entrer à l’école taurine de Ruiz Miguel, comme d’autres l’avaient fait avant Solal. Etant indépendant, le plus dur est de trouver des engagements si l’on n’est pas inscrit à une école pour la représenter dans des concours, et on en a beaucoup souffert cette année. Les vingt courses qu’il a faites, il se les est gagnées les unes après les autres. Avec le soutien non seulement de Ruiz Miguel et des professionnels qui l’entourent à Los Barrios, plus des entrainements à La Algaba, Madrid ou Salamanque, je pense qu’il va encore plus progresser. Et s’il figure bien dans les concours, il est certain que ça lui permettra d’entrer plus facilement dans des arènes importantes.

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Le passage en piquée ? Tout va dépendre du déroulement de la prochaine saison. Ce qui est sûr, c’est qu’en grande partie, ce sera en non piquée et après, il y a deux écoles, soit passer en piquée en cours d’exercice, soit attendre le début de la temporada suivante. Personnellement, après s’être cherché cette année, il lui faudra assumer sur des échéances beaucoup plus dures, avec pas mal de responsabilités, car ce ne sera plus une nouveauté. Ce ne sera plus le petit Solal qui débute, on va attendre beaucoup plus de lui. Si on arrive à faire une saison encore plus complète que la dernière, je pense que dans la foulée, ce serait peut-être bien de passer en piquée en fin de saison si l’éventualité se présente. On sait très bien que les contrats se réalisent pratiquement d’une année sur l’autre et un triomphe en fin de saison dans sa nouvelle catégorie pourraient nous ouvrir encore d’autres portes.

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Toutefois, il est difficile de prédire le futur, il aura peut-être alors un apoderado qui a plus de force et qui n’aura pas la même vision que moi.  Il faut bien penser que ce sera sa troisième année en non piquée, alors la quatrième année, ils ne vont peut-être plus lui donner l’opportunité de toréer ! Pour résumer, il ne faut certes pas trop précipiter les choses, mais il ne faut pas non plus trainer plus que de raison…

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Après un passage plus délicat, Solal est arrivé fin prêt à El Bosque pour la finale, ayant intensifié ses entrainements grâce au soutien d'aficionados, comme la Coordination et l'Ayuda. La plupart des postulants avaient un excellent niveau et pour s’imposer, il a fallu qu’il évacue la pression et donne le maximum pour parvenir à s’imposer. Un succès qui a marqué les esprits là-bas et qui, je pense, va avoir des conséquences positives. Après, ce sera à Solal d’exploiter les cartes qu’il a dans ses mains, mais tout porte à croire qu’en restant avec les mêmes dispositions, sa prochaine temporada devrait s’annoncer sous les meilleurs auspices… »

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En cette période de vœux qui approche, Torofiesta souhaite à Solal de prendre et donner du plaisir lors de la prochaine temporada, celle qui s’annonce favorablement si le Nîmois poursuit sa trajectoire avec autant d’application et d’aficion… Suerte, Solal !!!

 

 

Paul Hermé

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